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Communiqués - Syrie : En pleine crise mondiale, le choix semble encore plus difficile entre réflexe néocolonialiste et simple soutien aux peuples arabes !

Entre la Colombie et l’Allemagne, en août, c’est la France qui préside le Conseil de sécurité de l’ONU dans ce tournus mensuel. Le nouveau président français ne manque pas de désigner le couple sino-russe comme coupable de la «permissivité» onusienne, raccourci induisant que ces pays seraient co-responsables des 22'000 morts du conflit syrien. Cette analyse est aussi simpliste que dangereuse, car même s’il convient de tout faire pour trouver une issue à un conflit générant des milliers de morts, une intervention armée serait encore plus catastrophique.

Dans ce conflit, les intérêts financiers, combinés avec l’importance de la situation géopolitique et stratégique de la Syrie, n’échappe à personne, ceci nourrit l’essentiel des motivations, voir même l’émergence de vilains réflexes néocoloniaux de bien des «sauveurs» potentiels de ce peuple massacré sous nos yeux.

M. Hollande ne peut rien, car le véto sino-russe, duo qui ne lâche pas le régime baasiste, pèse bien plus que les gesticulations indignées du président d’un pays pourtant ex colonisateur. Mais malgré le véto onusien, les soutiens aux forces anti Bachar existent, provenant surtout du Qatar et de l’Arabie Saoudite, avec des résultats de plus en plus probants, dans ce qu’il convient d’appeler un pseudo pays souverain, à moins que par «souverain» on n’entende pas résonner le mot «peuple», mais uniquement le mot «dictateur». Faut-t-il alors s’offusquer du soutien discret apporté aux forces anti Bachar el-Assad? Difficile de répondre, tellement le méli-mélo entre belligérants et intérêts des uns et des autres est devenu un véritable sac de nœuds. En partie influencés par les médias des grandes puissances capitalistes, on aurait plutôt tendance à voir ce soutien comme étant une bonne chose, même si nous ne nous faisons pas d'illusion sur les motivations réelles des bailleurs de fonds.

Aujourd’hui, on peut dire que le régime de Bachar vacille, et qu’il est même sur le point de tomber, dès lors, on peut affirmer que l’appel de la France aux opposants à préparer un gouvernement de transition est une bonne chose, qui doit être soutenue largement, car il est clair que la chute d’Assad menace gravement de persécution les minorités, et plus particulièrement les chrétiens et les alaouites. La Gauche espère donc que ce gouvernement de transition puisse se mettre en place, mais aussi qu’il demeure imperméable aux tentatives des plus grandes transnationales mondiales de s’emparer de toutes les richesses de la Syrie avec l’appui politique des marionnettes politiques qu’elles manipulent.

Au Mali, François Hollande demande une intervention de l’OTAN, organisme qui a pourtant mis le feu aux poudres avec son intervention en Lybie.

En effet, Kadhafi a historiquement toujours été proche des Touaregs nigériens et maliens, il leur avait même accordé en 2005 une carte de séjour à durée illimitée sur son territoire. Cette proximité avec la Lybie de Kadhafi a donc permis d’armer le conflit malien.

Sur le terrain, l’OTAN en est maintenant réduite à des missions humanitaires, pour tenter de réparer ses ingérences passées. Le risque que toute la région du grand Sahara s’enflamme est donc maintenant bien présent ; de nombreux bras extrémistes ayant été armés par l’intervention en Lybie. Alors, si tout le Sahel s’enflamme, que fera-t-on ? Ce sera probablement une bonne occasion pour certains de débarquer en force, pour «le bien de tous», pillant par la même occasion les ressources de ces pays. La crise mondiale, dans ce contexte, ne va sans doute pas freiner l’appétit des anciens colons. Actuellement nous sommes dans un contexte nouveau, avec un armement et des moyens de lutte qui ont considérablement évolués. Ce conflit pourrait donc assurément mettre le feu aux poudres et provoquer des bouleversements dans le monde entier. Partant, la responsabilité de ne pas désigner des responsables à la légère comme le font le président français, et bien d’autres, ainsi que celle de toujours privilégier le dialogue et l’émergence de la démocratie, et l’autodétermination des peuples, est très grande. En ce qui concerne la Suisse, nous devons retrouver une position de neutralité, car notre pays a le devoir historique de tenter de jouer un rôle de médiateur important dans un futur proche.

 

Pour le collectif national / Soufia Fekih et Frédéric Charpié 


Date de création : 23/08/2012 @ 07:26
Dernière modification : 23/08/2012 @ 07:26
Catégorie : Communiqués


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